HISTOIRE
Site d'Aincourt - site de Magny-en-Vexin - -Centre hospitalier du Vexin
Site d’Aincourt :
En 1929, une épidémie apparait avec 700 000 tuberculeux dont 10 000 meurent chaque année. Tous les hôpitaux sont contaminés c’est pour cela que la commission départementale décide de construire un sanatorium. L’emplacement est fixé au Parc de la Bucaille, ancien rendez-vous pour la chasse, d’une superficie de 100 hectares.
L’établissement fut bâti et ouvert en 1933.
En 1936, nous comptabilisons 430 dispensaires.
En juin1940, le sanatorium est fermé et en octobre 1940, un camp d’internement y est ouvert appelé officiellement centre de séjour surveillé.Celle-ci était destinée aux personnes jugées comme étant dangereuses pour le maintien du régime de Pétain.
On y trouvait des communistes, socialistes et francs maçons. La vie des prisonniers y est difficile non physiquement mais moralement. En effet, ils ne recevaient aucune visite, n’avait aucun journal ou livre et la vie s’apparentait à celle d’une prison.En 1943, le camp ferme ses portes et les prisonniers sont transférés dans des camps d’extermination comme Auschwitz ou Ravensbrück. Le lieu devint une école de formation de Groupes Mobiles de Réserve.
En 1946, l’établissement reprend ses fonctions initiales et redevient un sanatorium. En 1955, un bloc opératoire nommé Pierre Le Foyer, en hommage à un spécialiste des opérations thoraciques, est ouvert. En 1970, le docteur HAMON s’intéresse à la philosophie zen et décide de créer un jardin traditionnel d’extrême orient.
En 1972, le sanatorium devient un centre médical.
De 1972 à 1975, les Cèdres sont fermés pour rénovation. Il accueillera désormais des malades de rééducation fonctionnelle. En 1975, le pavillon des Peupliers ferme. En 1987, le rez-de-chaussée des Tamaris utilisé pour soigner les tuberculeux est fermé.Site de Magny en Vexin :
En 1639, l’établissement était un couvent tenu par des religieuses, les Ursulines, qui se consacraient à l’éducation des jeunes filles.
De 1666 à 1745, c’est un Hôtel-Dieu, fondé par le curé Jean-Baptiste Paul, qui se trouve dans le bâtiment. En 1790, la tourmente révolutionnaire, qui prohibe les vœux monastiques, pousse les 35 religieuses à abandonner le bâtiment et à se disperser.
En 1793, le couvent devient une école communale pour filles. C’est en 1864 que les sœurs de Saint Vincent de Paul ont fondé un orphelinat et une école libre.Cependant, en 1904, elles sont expulsées par application de la loi de séparation des églises et de l’état. Les locaux étant devenus trop exigu et dangereux ont été démolis en 1880. L’hôpital que l’on connait actuellement fut construit de 1872 à 1875.
En 1914-1918, l’établissement devient un hôpital militaire où furent hospitalisés plus de 1500 blessés.
En 1957, il existe 4 services : médecine, chirurgie, maternité et hospice. C’est en 1977 que la maternité ferme ses portes.Le Centre hospitalier du Vexin
En 1989, les deux sites s’allient avec la création du syndicat inter hospitalier Magny-Aincourt afin de mettre en commun les services logistiques.
En 1991, la façade du bâtiment des Cèdres situé à Aincourt est rénovée et l’on compte cinq services à Magny en Vexin avec Les rosiers, les genêts, les mimosas, les camélias et les campanules. Cette même année, un vote permet de fusionner les deux sites. Celle-ci prit effet en 1994 avec le Centre hospitalier du Vexin qui est un établissement de santé public de 425 lits.En 1994, une cérémonie commémorative rend hommage aux nombreux internés et ceci se perpétue chaque année avec une célébration au mois d’octobre.
En 1998, le bâtiment des Campanules fut rénové pour accueillir les personnes âgées dans des conditions d’hébergement satisfaisantes. En 1998, afin de répondre aux besoins de la population, des consultations de spécialistes seront données au CHV. Cette même année, Bernard KOUCHNER inaugura l’unité d’accueil des urgences sur le site Magny en Vexin. Il posa également la première pierre des travaux du bâtiment des Cèdres. Ces derniers avaient pour but de regrouper toute l’activité de l’hôpital d’Aincourt en un seul pavillon. Les Tamaris ont donc fermé. Les Tamaris et les Peupliers sont désormais classés monuments historiques. .
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